TERRITOIRE

 QUELQUES CARACTÉRISTIQUES REMARQUABLES

Bruxelles-Capitale, entièrement enclavée dans la Région flamande, couvre 161 km² et compte  955000 habitants. Le « Bruxelles-réel » (agglomération morphologique), qui comprend une partie du brabant wallon et flamand, plus vaste et plus peuplé, compte 1270000 habitants et a une superficie de 488 km².

Le bassin d’emploi bruxellois, c'est-à-dire le RBC et certaines communes flamandes autour de ViIvorde et de Zaventem, est situé dans une des zones à la plus forte densité de population d'Europe, soit environ 350 hab./km. Cet espace donne du travail à 700000 âmes. Ainsi 55 % de la main-d’œuvre y travaillant migre quotidiennement depuis le reste du bassin d’emploi, parfois même de régions plus lointaines encore. Bruxelles a une économie essentiellement tertiaire (banque et assurance). Et il s'agit d'un tertiaire non-marchand (national et international). Par ailleurs, 10 % de l’emploi bruxellois est lié (de façon directe ou indirecte) à la fonction internationale publique (les grandes institutions internationales). Activité qui représente 13 % du PIB régional. Bruxelles est ainsi la troisième ville d’accueil de congrès internationaux, après Paris et Vienne.

Il y a bien sûr l ‘envers du décors. Bruxelles compte une population pauvre (immigrés et pensionnés : le taux de demandeurs d’emploi indemnisés par rapport à la population active est en Région de Bruxelles-capitale de 18 %, contre 12 % en moyenne belge). Les fonctionnaires internationaux, seule population solvable, bénéficient de l’immunité fiscale.

En outre les immeubles occupés par les institutions publiques nationales et internationales sont exemptés d’impôt immobilier. L’impôt sur les personnes physiques(IPP) se faisant sur ceux qui résident et non pas ceux qui travaillent, les caisses de la région sont désespérément vides. D’autant que les charges liées aux fonctions internationales, largement employées par les navetteurs (transport, voirie, contraintes environnementales), ne sont pas suivies de compensations financières à la hauteur.

« Pour comprendre Bruxelles, il faut savoir pratiquer  les jeux d’échelle à partir d’un triptyque bigarré où les figures du riche et du pauvre se démultiplient : Bruxelles est à la fois une mosaïque sociale et culturelle, un labyrinthe décisionnel et un laboratoire urbain(*) où la recherche de la créativité est vécue comme un enjeu essentiel pour échapper aux pesanteurs des inégalités sociales »(Bernard Francq).