OUVROIR
La « question urbaine » existe, une série de problèmes de fond concernant la cité se posent. Le besoin d'une structure indépendante d'observation sur Bruxelles se fait depuis longtemps sentir. L'ObIPo, créé en mai 1999, tâche d'y répondre, en balisant la problématique au plus près.
L'enjeu est d'organiser la synthèse de l'information sur la ville, de développer la connaissance sur les domaines ou les angles d'approche mal couverts, de recueillir (et faire circuler) des informations sur les politiques urbaines menées tant au niveau local que dans les pays voisins. La création d'un centre d'étude permettra de garantir l'indépendance, la neutralité et la crédibilité de l'information, ainsi que l'accès des différents acteurs aux résultats produits.
Notre perspective sera globale et dynamique : la ville est une oeuvre ouverte, elle forme une totalité en interaction permanente. Elle se veut transdisciplinaire. La rigueur et l'ouverture sont les caractéristiques fondamentales de l'attitude transdisciplinaire. Rigueur dans l'argumentation qui prend en compte l'ensemble des données disponibles ; et ouverture, c'est-à-dire acceptation de l'imprévu et du possible.
Notre approche se fondera aussi sur une conception territorialisée de Bruxelles (nous sommes convaincus de l'importance de l'inscription spatiale, mais aussi du rapport dialectique existant entre local et global). Nous aborderons pour ce faire des thématiques transversales ( logement, cadre de vie, espace public...), ensemble d'éléments qui parcourent de part en part la ville et l'éclairent tout à la fois, car comme le pensait Marcel Mauss le concret et le global sont une seule et même chose.
Notre angle de vue, enfin, sera résolument orienté, d'une part, par les préoccupations de l'usager ordinaire de la ville, cet individu dont « le corps obéit aux pleins et aux déliés d'un texte urbain qu'il écrit sans pouvoir le lire » (de Certeau), d'où le souci de montrer et de démontrer qui sera le nôtre ; et d'autre part, permettra d'anticiper l'avenir ; avenir qui le plus souvent se lit en pointillé dans le présent le plus immédiat et en remontant le passé le plus reculé.